OBSERVATOIRE DES TERRES HAUTES · INTERREG ALCOTRA · RETOUR D'EXPÉRIENCE
Courts-métrages sur le climat, racontés en marchant
Cinéma documentaire, sentiers d'altitude et sciences citoyennes à Rhêmes-Saint-Georges et Saint-Nicolas dans le cadre du projet européen PITer+ GRAIES ClimaLab.
A.V.I. Presse · Observatoire des Terres Hautes
INCIT · Interreg ALCOTRA 2021-2027
5 minutes (~1 100 mots)
Grand-Paradis (Vallée d'Aoste)
Expliquer le dérèglement climatique en montagne ne peut se limiter à des graphiques abstraits ou à des déclarations internationales lointaines. Pour les habitants des vallées alpines, la transition environnementale est un fait tangible constaté chaque saison sur les névés, les alpages et les réseaux d'eau.
L'initiative INCIT ClimaTour—soutenue par le programme européen Interreg ALCOTRA—a abordé cette réalité sous un angle concret : sortir le cinéma des salles obscures et conduire les participants directement sur les sentiers de montagne.
La marche comme méthode d'observation
Pendant deux journées de terrain à Rhêmes-Saint-Georges et Saint-Nicolas, habitants, élus et chercheurs ont marché côte à côte. La progression lente le long du versant permet d'observer des détails géographiques que la circulation rapide dissimule.
Le fil conducteur s'appuyait sur trois courts-métrages documentaires : Une montagne de questions, Distacco – Death – Renaissance et Écouter. Loin des exposés théoriques, chaque film a servi de déclencheur de dialogue entre exploitants agricoles, gardes forestiers et jeunes générations.
Capter ces échanges exigeait un dispositif technique discret. Les caméras lourdes auraient figé la spontanéité des propos ; nos équipes ont privilégié la caméra à l'épaule et la lumière naturelle pour documenter la vérité des interactions.
Sciences citoyennes et mémoire des collectivités
Les projets de coopération transfrontalière souffrent souvent d'un déficit d'appropriation locale : les bilans restent cantonnés aux rapports institutionnels, tandis que les citoyens demeurent peu informés.
INCIT a inversé cette tendance en associant récit visuel et participation citoyenne. Les anciens ont partagé la mémoire des hivers passés, tandis que les plus jeunes relevaient des données microclimatiques par capteurs mobiles.
Pour une agence historique comme A.V.I. Presse, ces enregistrements constituent un patrimoine vivant. Les images tournées lors du ClimaTour sont archivées et indexées avec rigueur, garantissant que la mémoire de ces démarches alpines reste accessible et utile pour l'avenir.
